NOTE DE MÉTHODE · VERSÉE AU DOSSIER

Comment on a compté

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Le tableau d'enquête
CLICHÉ 03 · LE MUR DE LIÈGE

Cette page existe pour une raison simple : un simulateur qui refuse de montrer son calcul ne vaut pas mieux que le chiffre qu’il conteste. Le moteur est ouvert, il n’a aucune dépendance, il se rejoue en une commande, et chaque barème y renvoie à son texte officiel.

L’ÉTALON

Les taux de cotisation sont vérifiés contre l’API publique du simulateur officiel de l’URSSAF (mon-entreprise.urssaf.fr), interrogée sur sept points de salaire. Les sept tombent au centième. Si un de ces tests casse un jour, c’est le moteur qui a tort, pas l’URSSAF.

  • Cotisations patronales au SMIC3,09 %URSSAF, BARÈME 2026, EFFECTIF < 50
  • Cotisations patronales à 10 000 € brut43,05 %URSSAF, BARÈME 2026
  • Réduction générale dégressive unique au SMIC725,75 €LFSS 2026, LA RGDU REMPLACE FILLON ET SORT À 3 SMIC
  • Salaire net médian du privé2 190 €INSEE 2024, NET EQTP
  • Salaire où la balance bascule, périmètre complet2 219 €CALCULÉ PAR DICHOTOMIE, MOTEUR/INDEX.JS

CE QUI EST CALCULÉ, ET CE QUI NE L’EST PAS

Défendable au centime : toutes les cotisations ligne par ligne, la RGDU, l’impôt sur le revenu avec décote et quotient familial, l’inversion du net vers le brut, la projection de carrière sur la courbe de salaire par âge de l’INSEE, et le capital équivalent à la pension.

Ordres de grandeur assumés, à remplacer par un chiffrage par décile : santé (216 000 €), éducation (127 000 €), chômage (47 000 €). Ils s’affichent avec leur réserve partout où ils apparaissent. Le poste retraite, lui, est calculé.

Approximation signalée : le taux d’effort de TVA est interpolé linéairement entre le premier et le dernier décile, alors que le Conseil des prélèvements obligatoires décrit une courbe proportionnelle jusqu’au huitième décile puis régressive. La table complète est dans un rapport que nous n’avons pas pu ouvrir. À corriger dès qu’on l’a.

L’UNITÉ : DES EUROS D’AUJOURD’HUI

Tout est en euros constants, inflation corrigée. Ce n’est pas un détail de présentation, c’est le piège méthodologique numéro un de ce type d’outil : additionner quarante ans de cotisations en euros courants gonfle le total de plusieurs dizaines de pour cent sans que rien ne le signale. Aucun chiffre de ce site n’est un cumul nominal.

LE DÉNOMINATEUR, ET POURQUOI ON DONNE LES DEUX

L’heure de libération rapporte les prélèvements au coût employeur, c’est-à-dire à ce que le travail coûte. C’est le dénominateur le plus défavorable aux prélèvements, et c’est celui qu’emploient les publications qui militent pour leur baisse. On le retient quand même, à une condition : que la page le dise, et qu’elle affiche à côté le même montant rapporté à ce qui arrive réellement sur le compte. Les deux chiffres sont vrais et ne racontent pas la même histoire.

Même règle sur la TVA : elle est régressive rapportée au revenu disponible, à peu près proportionnelle rapportée à la consommation. Le paramétrage tranche le débat, donc le paramétrage s’affiche.

L’ÉCHELLE DE PLACEMENT

Le curseur part au barreau le plus prudent, et c’est un choix : un simulateur qui ouvre sur le rendement le plus flatteur ne mesure plus rien, il vend une conclusion. Chaque barreau porte sa propre hypothèse de frais, parce que c’est là que tout se joue.

  • Livret A-0,24 % réelTAUX MOYEN SUR QUINZE ANS, 1,60 % EN EUROS COURANTS
  • Fonds en euros0,75 % réelTAUX MOYEN SERVI EN 2025, 2,60 %
  • CAC 40 dans un PER7,40 % réelAMF 1988-2023 POUR LE RENDEMENT, BANQUE DE FRANCE POUR LES FRAIS
  • ETF World dans un PEA7,11 % réelMSCI WORLD GROSS RETURN 1987-2026, FRAIS PEA-ETF CONSTATÉS

LE CAS DU FONCTIONNAIRE, ET LE CHIFFRE QU’ON NE DOIT PAS LIRE DE TRAVERS

Le fonctionnaire cotise sur une assiette amputée : les primes, un quart du brut en moyenne, sont hors de l’assiette de pension. Il retient donc deux points de moins qu’un salarié du privé, et son employeur verse beaucoup plus.

  • Retenue pour pension, sur le seul traitement indiciaire11,10 %ART. L61 CPCMR ; DÉCRET 2010-1749 MODIFIÉ
  • Contribution employeur au CAS Pensions, État82,28 %DÉCRET 2025-1341 DU 26/12/2025
  • Contribution employeur CNRACL, territoriale et hospitalière37,65 %DÉCRET 2025-86 ; 40,65 % EN 2027, 43,65 % EN 2028
  • Taux employeur comparable dans le privé, tel que le COR le pose16,67 %COR, RAPPORT ANNUEL JUIN 2026, P. 17

Ces taux ne se comparent pas, et c’est le COR qui l’écrit. La contribution publique « ne résulte pas d’une générosité plus importante du régime public » et « ne peut pas être comparée à la contribution des employeurs du secteur privé ». Elle mesure une démographie : 1,29 cotisant par retraité contre 2,25 au régime général. Le taux qui financerait les seuls droits, hors invalidité et départs anticipés, serait de 34,7 %. La page affiche cet avertissement à côté du chiffre, pas en note de bas de page.

Dans l’autre sens : un employeur public ne cotise pas au chômage, il s’auto-assure. Le coût existe et ne figure sur aucune ligne, ce qui biaise la comparaison des parts patronales EN FAVEUR du public. La contrepartie chômage disparaît donc aussi du second plateau, plutôt que d’être portée au crédit de quelqu’un qui ne l’a pas payée.

Enfin, le taux de remplacement retenu est celui que le COR PROJETTE pour la génération 2000, comme pour le salarié du privé. Le taux réellement OBSERVÉ, lui, ne montre presque aucun écart entre public et privé : 73,8 % contre 74,8 % pour la génération 1950 à carrière complète. Les deux chiffres sont vrais et ne mesurent pas la même chose.

CE QUI RESTE OUVERT

  • Les entreprises de cinquante salariés et plus. Le moteur trouve 0,45 point de moins que la ligne de synthèse d’un rapport de référence, soit exactement l’écart de contribution à la formation professionnelle. Les sept points de la table des moins de cinquante tombent au centième, donc le doute porte sur la ligne de référence. L’application reste sur l’effectif inférieur à cinquante en attendant.
  • Deux sources officielles se contredisent sur le barème CIPAV. L’URSSAF publie 8,73 % de retraite de base et 11 % puis 21 % de complémentaire ; la fiche pratique 2026 de la CIPAV elle-même annonce 8,23 %, puis 9 % et 22 %. Aucune des deux ne mentionne l’autre. Nous retenons l’URSSAF, parce que c’est elle qui recouvre ces cotisations depuis 2023 et que ses taux sont ceux du décret 2024-688. Un libéral qui compare avec sa fiche CIPAV verra donc un écart, et il aura raison de le signaler : c’est écrit ici pour qu’il sache d’où il vient.
  • Les points de retraite de base d’un libéral. La CIPAV publie dans la même phrase un ratio d’un point pour 89,71 € de revenus et un plafond de 557 points, or les deux ne se réconcilient pas : au plafond de la tranche, le ratio ne rend que 536 points. Nous appliquons les deux tels qu’ils sont publiés plutôt que d’en corriger un pour faire tomber l’autre juste. La pension de base s’en trouve minorée d’environ 4 %.
  • L’étalon de l’indépendant n’est pas celui du salarié. Le simulateur officiel de l’URSSAF sert encore l’ancien barème pour ce régime, alors que la réforme de l’assiette unique s’applique depuis avril 2026. Sa table de référence est donc reconstruite depuis le barème opposable, article par article, et vérifiée sur quinze points de revenu.
  • Le président de SAS et l’assurance chômage. Il n’y cotise pas, alors que le moteur lui applique aujourd’hui le calcul complet du salarié. L’écart est de quelques dixièmes de point, et il joue en sa défaveur : son prélèvement est légèrement surestimé.
  • La courbe de carrière du secteur public. Elle existe à l’INSEE et nous ne l’avons pas encore. Le fonctionnaire est donc projeté sur la courbe de salaire par âge du privé, ce qui donne la bonne forme de carrière et pas nécessairement la bonne pente.
  • Les prix du convertisseur d’objets. 8 entrées attendent encore leur relevé officiel. L’absurdité doit venir de la quantité, jamais du prix unitaire : c’est le seul chiffre de cette page que le lecteur peut vérifier de tête.
§

Trois règles ont présidé à tout le dossier. On concède ce qui est juste chez la partie adverse, parce que ne pas concéder ferait de cette page un tract. On ne source jamais sur un essai, seulement sur des organismes publics. Et on ne touche pas au terrain personnel : on reste sur les chiffres.

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PIÈCES VERSÉES AU DOSSIER : URSSAF, DGFiP, INSEE, COR, DREES,
BANQUE DE FRANCE · BARÈMES 2026. MÉTHODE ET MOTEUR PUBLICS.